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Gaz de schiste : une impasse

Rapport : comment les géants des mines et du pétrole menacent les ressources en eau

L'Observatoire des multinationales publie aujourd'hui un rapport sur les menaces que font peser les pétroliers et les mines sur les ressources en eau.

Les développements récents dans le secteur extractif, comme les hydrocarbures non conventionnels, présentent des risques accrus pour les ressources en eau.

     Les développements miniers, pétroliers et gaziers ont connu une nette accélération dans le monde depuis le début des années 2000, sous l’effet de la croissance de la Chine et des pays émergents, mais aussi parce que les économies occidentales, prétendument de plus en plus « immatérielles », continuent en réalité à faire une utilisation massive de minerais et d’énergie. Derrière les beaux discours verts des entreprises, les mines et les forages pétroliers restent une source majeure de pollution et de dégradation environnementale contre lesquelles riverains et autorités publiques sont généralement démunis.

Lire la suite : Rapport : comment les géants des mines et du pétrole menacent les ressources en eau

Rapport sur l'impact économique du gaz de schiste

En avril 2014, un groupe de travail au sein de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale remettait un   rapport d'étude sur les aspects économiques du gaz de schiste aux Etats-Unis.

Le gaz de schiste est une véritable "révolution" (le mot n'est pas trop fort), qui entraîne croissance, emploi, indépendance etc.

Les auteurs prévoient que les prix se maintiendront, ce qui en fait une industrie rentable. En réalité, ils ont été divisés par 2.

Il n'y a pas de risque de bulle spéculative ou financière. Les entreprises ne risquent pas la faillite. En réalité, la plupart sont en perte, surendettés et plus de la moitié risque une faillite pure et simple.
Le nombre de forages se maintiendra et même augmentera. En réalité, il a été divsé par 2 ou 3.

Même le climat se portera mieux, car le gaz de schiste diminue les émissions de CO². En réalité, on sous-estime ces émissions liées aux fuites de méthane après fracturation.

Les doutes sont balayés en quelques mots. Tout est rose.

 Enfin presque rose, car le rapport nous interroge par ses non-dits. Les débats de la commission lors de la remise du rapport soulèvent  des questions intéressantes, et montrent que nos députés sont peut-être plus clairvoyants que ne le laisse supposer le texte.

Il faut espérer que ces représentants du peuple sauront réviser leur "expertise", à la lueur de ce que l'on sait désormais, depuis 2015.

D'autant que la plupart d'entre eux font maintenant partie d'un nouveau groupe d'étude de l'Assemblée nationale, sur le gaz de schiste. Produira-t-il des études plus sérieuses ?

Voir ici la composition de ce nouveau groupe de travail.

 

 

 

 


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